CONTRE LA DIRECTIVE DE LA
HONTE : LA
MOBILISATION DOIT SE DEVELOPPER
Le projet de directive retour tel qu’il a été dernièrement modifié et adopté
par les représentants des Etats membres le 22 mai dernier est encore plus
alarmant que le texte amendé par le Parlement Européen en septembre dernier
contre lequel nous nous étions mobilisés.
Alors que les points suscitant notre inquiétude sur le premier projet subsistent,
on note un durcissement du texte qui prévoit notamment:
- un enfermement des étrangers pouvant atteindre dix-huit mois, pour le seul
fait d'avoir franchi des frontières et de vouloir vivre en Europe ;
- la détention et l'éloignement des personnes vulnérables (femmes enceintes,
personnes âgées, victimes de torture,...) et des mineurs qu’ils soient ou non
accompagnés, au mépris du respect de l'intérêt supérieur de l'enfant. La
dernière version de ce texte permet la détention et l’expulsion forcée des
mineurs isolés vers un pays tiers (autre que leur pays d’origine) où ils n’ont
ni famille ni tuteur légal ; en outre, il n’est plus imposé aux Etats de
fournir un titre de séjour aux personnes souffrant de maladies graves,
- une systématisation de l’interdiction du territoire de l'UE pendant cinq ans
pour les personnes expulsées, soit l'exclusion et la criminalisation de ces
personnes ;
- le renvoi des étrangers vers les pays par lesquels ils n’ont fait que
transiter, sans qu’ils aient un lien avec ces pays.
Le projet de directive doit maintenant être soumis au vote du Parlement européen
le 18 juin prochain.
Devant l’imminence de ce vote, il est important que la mobilisation se
poursuive afin que ce projet de directive soit rejeté
Une journée d’action européenne est prévue le 14 juin :
- manifestation à Paris Métro Odéon à 14
h
Nous appelons à ce que dans nombres de villes de France ou d’autres
mobilisations se tiennent.
Une campagne de lettres à envoyer aux députés sur le site www.directivedelahonte.org
<http://www.directivedelahonte.org/>
Afin que ces actions soient relayées et supportées par le plus grand nombre et
que la société civile puisse faire entendre sa voix, nous vous invitons :
à diffuser ces informations le plus largement possible,
à initier d’autres actions ou manifestations dans d’autres villes en France et
de contacter vos réseaux en Europe.