1. La paix
2. Un progrès de la démocratie ?
A
Elle prévoit certes d’autoriser les citoyens à pétitionner « pour soumettre une proposition appropriée » à
Au total, quelle est l’institution la plus importante ?
3. Et le libéralisme ?
Le but de l’Union est le « marché intérieur où la concurrence est libre et non faussée » (I-3.2). Cela est répété à soixante-quatre reprises pour être sûr de nous faire bien comprendre, que ce marché intérieur est décidément le grand œuvre de l’Union.
Le véritable objectif est « la libre circulation des personnes, des services, des marchandises et des capitaux » (I-4.1). Toute entorse à son exercice relève au mieux de la « dérogation » : les aides publiques sont ainsi strictement réglementées et tenues pour provisoires. Tout État ou groupe d’États qui s’essaierait à contredire le sacro-saint principe libéral se verrait rétorquer que «
4. Les services publics ?
5. Les dépenses sociales.
Le pacte de stabilité, qui limite le déficit public, est entériné : les États membres et l’Union assurent «le respect des principes directeurs suivants : prix stables, finances publiques et conditions monétaires saines, et balance des paiements stable» (III-177), avec ses conséquences principales : la réduction des dépenses publiques et la modération salariale. Il est placé sous le strict contrôle d’une Banque centrale européenne (BCE) définitivement dégagée de tout contrôle politique (III-188).
6. Libre circulation des individus parlons-en !
Toutes les dispositions qui s'appliquent à la libre circulation des individus tirent vers le bas : rejet de toute harmonisation sociale, rejet de toute reconnaissance de citoyenneté pour les ressortissants hors-Union, instauration aux frontières de l'Union de véritables zones de rétention pour les migrants.
7. Des avancées sociales ?
– Pas de référence au « droit au travail », n’est affirmé que le très ambigu « droit de travailler » II-75.1), et ... la « liberté de chercher un emploi » (II-75.2) !
Le droit du travail, son statut, sa durée, les conditions de rémunération ? Rien. L’article II-94 se contente d’affirmer le « droit d’accès aux prestations de sécurité sociale et aux services sociaux ». Le droit au logement ? Non, le droit « à une aide au logement ».
Paru dans Point Infos Bondy n°4, décembre 2004.