Le 9 septembre 2008, le collectif d'animation de l'association des communistes unitaires et les responsables du courant UNIR se sont rencontrés pour échanger leurs analyses concernant l'évolution du contexte politique et le besoin de créer les conditions d'un nouveau rassemblement au sein duquel pourraient se retrouver tout l'éventail, aujourd'hui éclaté et dispersé, des forces militantes, dans leur
diversité, collectifs , organisations, personnalités, qui
représentent, ensemble, toutes les sensibilités de la gauche se situant sur le pôle de la critique radicale de la société capitaliste néo libérale. Un nouveau rassemblement pour dépasser les limites du camp antilibéral et engager la création d'une nouvelle force politique à gauche.
La palette est connue.Mème si l'expérience 2006-2007 a échoué, le potentiel est toujours là dans le champ des militants, au sein de l'extrème gauche, dans l'espace communiste, dans celui des alternatifs, des alter-écolos,des féministes,des républicains de gauche, des socialistes, des syndicalistes, des militants des droits, des personnalités du monde associatif et culturel.
La question est: Comment déclencher le bon signal pour mettre en synergie toutes ces forces en tirant les enseignements de l'échec précédent pour ne pas retomber dans la même impasse?
La rencontre, entre communistes unitaires et UNIR , s'inscrit dans une démarche qui vise à multiplier les contacts entre toutes les composantes intéressées par cet enjeu.
La discussion a porté sur 2 questions essentielles:
1.Comment contribuer à la réussite de la journée du 11 octobre à l'initiative des signataires de l'Appel Politis?
2.Quel est l'intérêt pour les 2 organisations (ACU et UNIR) de se rencontrer pour discuter de leurs convergences et de leurs différences en référence à leur expérience des luttes politiques et sociales?
L'importance de la recomposition en cours dans le champ politique, la remise en cause de tous les acquis sociaux, la cohérence de la politique gouvernementale mise en oeuvre dans le cadre du présidentialisme, tout cela crée la nécessité de faire converger les efforts vers la construction progressive d'une force politique commune à toutes les sensibilités.
Quelque soit la forme que pourrait prendre cette nouvelle force qui doit être une oeuvre collective, il est urgent d'en jeter les premières bases. Il faut donc renouer le dialogue entre tous et se fixer l'objectif de franchir un cran.
Tel est le sens qui motive les deux organisations qui ont décidé de se rencontrer à nouveau avant le 11 octobre.
R.Moustard